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Accueil > Théorie/critique > Rencontres thématiques, séminaires de recherche, événements, résidences > Vers un art de l’hypercontrôle
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Vers un art de l’hypercontrôle
Le 16 décembre à 18h30 à la Cité du Livre à Aix-en-Provence
 
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Conférence de Bernard Stiegler
Proposé par Alphabetville, l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Ars industrialis
en partenariat avec la Cité du Livre/ Ville d’Aix-en-Provence
« Montrant en 1990 que les sociétés disciplinaires analysées par Michel Foucault sont devenues des sociétés de contrôle et de modulation - contrôle et modulation exercés par les médias de masse, et singulièrement la télévision, Gilles Deleuze, dans un dialogue avec Serge Daney, faisait cependant l’hypothèse de la possibilité d’un « art du contrôle ».
S’il est vrai que les technologies numériques, et en particulier, telles qu’elles révèlent l’immensité des problèmes qu’elles posent avec les « big data », constituent l’âge d’un hypercontrôle - dans des sociétés devenues hyperindustrielles (et non postindustrielles) - , un art de l’hypercontrôle est-il concevable et souhaitable ? »
(...)
« Un « art du contrôle » tel que Deleuze l’envisage, et de « l’hypercontrôle » tel que je tente de le décrire, cela n’est pas autosuffisant - sauf à entendre et à faire entendre ou réentendre ars dans art : comme dans les grandes époques de l’inventivité artistique et spirituelle, un « art de l’hypercontrôle » est indissociable d’une inventivité juridique, philosophique, scientifique, politique et économique.
La question d’un tel art est celle d’une thérapeutique - dont l’art est un élément premier, évidemment inaugural, mais intrinsèquement insuffisant, et qui doit inventer avec toutes les autres formes de savoirs, notamment les savoirs techno-logiques qui rendent possibles les savoirs théoriques, formant, concevant et inventant ainsi l’ars d’une pharmacologie positive. »


Bernard Stiegler, extraits du texte « Ars et inventions organologiques dans les sociétés de l’hypercontrôle »
à paraître

Commande d’Alphabetville dans le cadre de la résidence Zanzibar/e-topie/MP2013


Bernard Stiegler développe l’idée que nous sommes entrés dans l’époque de l’hypercontrôle, rendue possible par les technologies numériques, les systèmes de big data, de traces et autres automatismes, omniprésents dans les développements et applications technologiques « hyperindustriels ».
Dispositifs qui nous suivent autant qu’ils nous guident dans nos comportements, et qui constituent selon lui un processus de désintégration sociale.
Selon un fil historique et conceptuel, nous serons amenés à comprendre les éléments du contrôle et de la surveillance : tels qu’ils ont été pensés et utilisés depuis William Burroughs, l’écrivain américain chez qui Gilles Deleuze avait trouvé la récurrence du terme de contrôle, et à partir duquel il conceptualisa la formule de « société de contrôle », cela en passant par les écrits de Foucault et sa description des dispositifs de surveillance. Bernard Stiegler décrira les « sociétés de l’hypercontrôle » et l’automatisation généralisée, tout en posant le défi d’un « art de l’hypercontrôle » comme thérapeutique, ou « pharmacologie positive ».


Philosophe, Bernard Stiegler axe sa réflexion sur les enjeux des mutations actuelles - sociales, politiques, économiques, psychologiques - portées par le développement technologique et notamment numérique. En 1987, il conçoit l’exposition « Mémoires du futur » au centre Georges Pompidou. A partir de 1988, il enseigne à l’Université de technologie de Compiègne et y devient directeur d’une unité de recherche qu’il fonde en 1993, « Connaissances, organisations et systèmes techniques ».
Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales en 1992, il devient directeur général adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel en 1996, puis directeur de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique en 2001.
Il fonde l’Institut de recherche et d’innovation au Centre Pompidou en 2006 et est professeur à l’université de Londres depuis 2008. Il est également président d’ARS INDUSTRIALIS, association internationale pour une politique industrielle des technologies de l’esprit, créée en 2005, ayant pour objet l’étude et la réflexion transdisciplinaire sur le nouveau monde industriel qui émerge avec le numérique. Association citoyenne intervenant dans le débat public, elle s’efforce de formuler des propositions et, parfois, de les mettre en œuvre par des expérimentations et des actions. Bernard Stiegler est l’auteur de trente ouvrages.



Cette conférence se situe en ouverture d’un programme de recherche théorique et pédagogique à venir sous la direction de Bernard Stiegler, avec Alphabetville et l’ESA Aix-en-Provence.



Mardi 16 décembre, Cité du Livre, Aix en Provence, 18h30
Vidéo : Willy Legaud


A suivre :

La désintégration
Conférence de Bernard Stiegler
Suivie d’une table ronde avec :
Franck Cormerais, phisosophe, enseignant en Information et Communication à l’Université de Bordeaux 3, membre du C.A d’Ars industrialis ; Patrick Braouezec, président de la communauté d’agglomération Plaine Commune ; Laurent Théry, Préfet délégué pour le projet métropolitain Aix-Marseille - Provence (sous réserve) ; Colette Tron, critique, directrice artistique d’Alphabetville/Friche Belle de Mai, membre du C.A d’Ars industrialis ; Christian Rey, directeur du technopôle Marseille - Château Gombert, directeur de Marseille Innovation
Présentée par Gérard Paquet, fondateur de Planète Emergences


Organisé par Planète Emergences avec Ars industrialis dans le cadre du festival Marseille retrouve le nord
Le 17 décembre à 18h30 au Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille
Informations : http://planetemergences.org/
Entrée libre

Ces projets accompagnent aussi l’inscription d’Ars industrialis en région PACA.
Informations : www.arsindustrialis.org
Vers un art de l’hypercontrôle s’inscrit dans le cadre de la plateforme e-topie. Cette dernière fédère un groupe d’acteurs qui, sur les territoires d’Aix-en-Provence et de Marseille entendent promouvoir les nouvelles pratiques à l’ère du numérique. Suite à une première édition réussie à l’occasion de Marseille-Provence 2013, les opérateurs regroupés sous la bannière e-topie conçoivent une série de rendez-vous dès 2014 en préfiguration d’une biennale internationale d’arts numériques qui se déroulera à l’automne 2015.

Entrée libre

Informations, contact :
www.alphabetville.org

Réservation conseillée :
alphabetville@orange.fr


Les lieux

Amphithéâtre de la Verrière
Cité du Livre
8/10, rue des Allumettes
13098 Aix-en-Provence


Les organisateurs

Alphabetville
Friche Belle de Mai
41 rue Jobin
13003 Marseille
04 95 04 96 23
www.alphabetville.org

Ecole supérieure d’art
rue Emile Tavan
13100 Aix-en-Provence
04 42 91 88 70
www.ecole-art-aix.fr

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